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Colegas: L'association expose les a priori dont sont victimes les homosexuels

Par: Aufaitmaroc.com
La Confédération Espagnole des Associations de Lesbiennes, Gays, Bisexuelles et Transsexuelles (Colegas) a dénoncé avant-hier la montée de la violence à caractère homophobe au Maroc, “occasionnée par les partis religieux et intégristes à travers les moyens de communication”, a rapporté l’agence de presse espagnole EFE.
Lors d’un point de presse tenu ce mercredi, le responsable des relations internationales de Colegas, Samir Bergachi, est revenu sur les injustices et préjugés dont est victime cette minorité sexuelle.
“Ne pas céder au chantage islamiste”
Samir Bargachi, qui est également fondateur, avec Abdellah Taia, de KifKif, association des homosexuels marocains basée à Madrid, a soutenu que depuis la déclaration de l’indépendance du Maroc en 1956, “plus de 5.000 homosexuels ont été détenus” au Maroc, pays qui continue de considérer l’homosexualité comme un délit passible de peines allant jusqu’à trois ans de prison.
Plus grave, les partis politiques “à caractère intégriste”, selon Samir Bargachi, profitent des élections communales du mois de juin prochain, pour créer l’amalgame en liant homosexualité et terrorisme, tourisme sexuel et expansion du sida au Maroc ; ce qui “légitime la violation des droits de l’homme” dont souffre ce collectif et explique les violentes attaques à son encontre, inédites au royaume jusqu'à il y a peu.
Le cofondateur de KifKif a demandé au gouvernement marocain de “ne pas céder au chantage islamiste et de ne pas instaurer dans le pays, qui est en voie d’ouverture, un système de châtiment” semblable à celui d’autres nations où les homosexuels sont torturés.
T.M./AGENCES

Une certaine idée de la liberté

Par: Larbi.org

Le hasard de l’actualité a fait éclater, presque simultanément, plusieurs polémiques au Maroc.
La visite de Samir Bergachi tout d’abord. Le coordinateur général de l’Association Kifkif est venu défendre la cause des homosexuels marocains. Les éditorialistes de la presse proche du pouvoir ont accueilli sur un ton bienveillant cette visite et ont soutenu cette cause, même timidement. Au nom d’un « Maroc tolérant » « Sans fards ni tabous » et au nom du « bien-fondé de l’évolution démocratique marocaine ».
Au même moment une guerre soudaine est annoncée contre le chiisme au Maroc, après rupture des relations diplomatiques avec l’Iran et interdiction de diffusion de la littérature chiite sur le sol marocain. Les éditorialistes de la presse proche du pouvoir ont assuré le service après-vente et mené une campagne contre le courant chiite. Au nom de « l’Islam de nos parents » et du « rite malékite… un fondement du système institutionnel marocain » . Mais alors quand se trompent-ils d’analyse ? Quand ils invoquent la tolérance et l’évolution dans le premier cas ou quand ils évoquent la religion des parents dans le second ! Ils n’ont pas peur de se contredire, c’est le moins qu’on puisse dire.
Je serai court et clair. J’ai beaucoup d’estime pour le jeune Samir Bergachi et pour le député Mustapha Ramid. Le premier parce qu’en défendant la cause des siens, contre l’avis dominant de la société, il fait preuve de beaucoup de courage et de dignité. Le deuxième parce qu’en maintenant sa visite en Iran, contre le béni-oui-ouisme de la classe politique, il fait preuve de beaucoup d’indépendance et de liberté. Je les salue, ces deux dérangeurs publics, pour le courage de leurs convictions et il en faut du courage dans ce drôle de pays de 30 millions d’habitants, qui a peur d’admettre la possibilité d’autres formes de penser, d’exister, qui veut tous ses citoyens semblables, alignés sur la même grille de pensée, roulants à la même cadence.
Le ministre marocain des affaires étrangères résume assez bien ce pays-là : « Je sais que la majorité des partis politiques marocains ... ont exprimé leur solidarité avec la position officielle de leur pays[sur l’Iran]. Au même titre que l’ensemble du peuple marocain. » L’ensemble du peuple marocain dit-il sans avoir froid aux yeux! C’est cela donc, la même rhétorique : le présumé consensus, la présumée adhésion unanime du peuple marocain, les sacro-saints fondements de l’«identité marocaine séculaire » et j’en passe des concepts qui ne veulent rien dire sortis à tout bout de champs. Et on se demande après cela pourquoi le débat politico-sociétal est inexistant au Maroc. Après tout, tout le monde est d’accord avec tout le monde, le consensus est général, la parole de l’Etat et ses représentants est infaillible, celle du corps social est indiscutable.
Voyez-vous, je pense qu’il faut arrêter de se la raconter. Il n’y a pas un consensus de « l’ensemble du peuple marocain » sur toutes les positions de sa diplomatie car, pour n’évoquer que cet argument banal, elle est dirigée par des politiciens, des être humains, qui leur arrive de manquer de discernement. Pas plus qu’il ne peut y avoir, par définition, de consensus sur les questions de société. Mais oui, le député Ramid a eu raison de maintenir sa visite en Iran, car c’est son rôle de député de l’opposition d’agir selon ses convictions et non de suivre la feuille de route du gouvernement. Et oui, il faut respecter la libre conscience, celle de pouvoir choisir ses convictions religieuses musulmanes sunnites ou autres et non celles dictées par les hautes autorités de l’Etat. Mais oui… il serait temps que la société regarde autour d’elle, comment ses enfants vivent, de remarquer la banale réalité quotidienne qui s’impose : Certains de ses enfants sont faits différemment, avec une orientation sexuelle différente, et que ça ne fait pas d’eux des sous-hommes , ou des monstres, et qu’ils ont droit à la dignité et à la liberté ni plus pas moins que les autres.
Il est grand temps de faire tomber cet hypocrite masque appelé « consensus », « unanimité du peuple marocain » parce que c’est un mythe, parce que c’est de l’histoire ancienne et parce aucun pays qui se respecte ne peut avoir cette prétention et cette vanité de pensée. Cette arrogance et cette suffisance. Les minorités… ça existe et ça se respecte. Le droit de ne pas partager les positions de l’Etat , fussent-elle concernant sa politique extérieure ou son courant religieux dominant. Ce n’est pas de la « haute trahison » c’est de la libre pensée. Le droit de ne pas avoir la même existence que le reste de la société, fut-elle sexuelle, ça existe et ça se respecte. Ce n’est pas la « dégénérescence », c’est le libre arbitre. Et on a beau crier à la « haute trahison » ou à la « dégénérescence » cela ne changera rien, n’intimidera personne sauf peut-être bousculer les dépositaires de la raison d’Etat et des valeurs sacrées de la société, les auto-conservateurs du musée Maroc.
La ligne Maginot de la morale religieuse et du consensus politique ce n’est pas une réalité, c’est un mythe. Il faut l’admettre, car à défaut, la seule autre option serait de « passer aux armes » tout ce qui ne cadre par avec les modèles dominants de pensée et d’existence. C’est aussi simple, aussi bête que cela.

Les oulémas marocains lancent une fatwa contre «l’apologie de l’homosexualité»

La Rédaction 20 Mars 2009
Les religieux ont vivement riposté à la visite dans le royaume chérifien de Colegas, la confédération des associations LGBT espagnoles. La réaction ne s’est pas fait attendre. Le Conseil supérieur des oulémas du Maroc a lancé la semaine dernière une fatwa contre la «glorification de l’homosexualité» après une visite de la confédération des associations LGBT espagnoles (Colegas) sur le sol marocain. L’instance religieuse aurait justifié sa décision par le fait que «l’Etat marocain doit avoir une politique contre ce genre de déviances». Cette décision fait suite à la tournée de Colegas au Maroc, du 19 au 26 février derniers. Une visite guidée par Kifkif, un groupe LGBT marocain qui lutte contre l’homophobie. «Nous avons tenu des rendez-vous et des réunions avec différentes associations, missions diplomatiques étrangères et la presse, concernant les progrès des droits humains au Maroc», a expliqué à TÊTU (magazine français) Samir Bargachi, le jeune leader de Kifkif. Colegas souligne avoir pris les précautions pour «éviter des confrontations inutiles avec les islamistes». En vain. L’initiative a fait grincer des dents les extrémistes. «La presse islamiste a laissé entendre que Kifkif fait partie du “lobby gay” et que nous recevons un appui d’organisations et ambassades étrangères ennemies des bonnes valeurs de la société islamique, raconte Samir Bargachi. Tout cela est ridicule, mais c’est leur avis et ils profitent de l’ignorance des Marocains sur le sujet».

Label marocanité : Sans fards ni tabous !

Aujourdui le maroc 15/03/2009
L’action de quelques homosexuels qui militent pour que leurs droits soient reconnus au Maroc n’est pas sans jeter un certain embarras. L’offensive médiatique était telle qu’il est bien difficile de faire le sourd-muet. Dans le même temps, en parler relève du terrain glissant tant la matière est emblématique du politiquement correct. Le sujet est donc chatouilleux ! On est dans le registre de la lutte contre la discrimination. C’est le règne de la célébration de la différence. A l’effondrement des idéologies égalitaires, s’est substituée la croyance dans la diversité. Mais gare aux confusions.
Mine de rien, la demande de Ni Putes ni Soumises et celle des homosexuels relèvent des mêmes ressorts. Elles s’inscrivent dans le registre du combat pour les droits d’une catégorie précise supposée minoritaire. Elles participent de la grammaire de l’égalité. Elles s’inspirent l’une et l’autre de la philosophie de la tolérance. Sans vouloir les instrumentaliser cyniquement, elles révèlent, à tout le moins, le bien-fondé de l’évolution démocratique marocaine. Ces demandes testent le Maroc. Le mettent à l’épreuve. Le soumettent aux enchères. C’est de bonne guerre.
Parlons donc «sereinement» de la revendication des homosexuels marocains à l’heure où Sean Penn triomphe avec son Oscar pour «Harvey Milk». Ce combat s’est déployé dans les pays judéo-chrétiens, parmi les plus démocratiques du monde. Dans le cas de la France, il a fallu attendre l’arrivée des socialistes, avec François Mitterrand, pour biffer la criminalisation des homosexuels du Code pénal. Même le Siècle des Lumières était ténébreux pour cette question. Voltaire, tolérant devant l’éternel, parlait «d’attentat contre la nature destructeur du genre humain» et Rousseau n’hésitait pas à qualifier l’homosexualité de «preuve de la corruption des mœurs.» Seul Diderot a eu la détermination d’affirmer que «ce qui est contre nature, ce sont les institutions et ses règles hypocrites qui interdisent les libertés sexuelles». 200 ans de débat, de combat et cinq Républiques plus tard, les gays français pouvaient enfin défiler dans les boulevards parisiens avec d’énormes Gay Pride.
Il faut donc savoir raison garder. Dans ces affaires intimes, le contexte est aussi fondamental, si ce n’est plus, que le texte. On ne peut secouer la société marocaine plus qu’il ne faut. Elle a son rythme, sa propre voilure et ses propres priorités. L’intolérable, c’est que ces questions de société marocaine se délibèrent, de plus en plus, dans des salons parisiens ou madrilènes. Il y a comme un zèle chez certains pour avoir des parapluies étrangers et un protectorat pour défendre leurs idées. Insupportable. C’est là, la vraie indécence.
Par : Driss Ajbali
http://www.aujourdhui.ma/chroniques-details67674.html

Marokko opgeschud door homo-activist

De media in Marokko berichtten al dagen over hem: Samir Bargachi (21), een jonge Marokkaanse homo-activist die in Spanje woont en zijn vaderland bezocht. Hij is de voorzitter van KifKif (twee van hetzelfde), de eerste homobelangenorganisatie in het land.
De meest kranten laten mensen aan het woord die bang zijn voor de gevolgen. Ze hebben het over Westers verval, minachting van de Koran, legalisering van homoseksualiteit en zelfs het invoeren van het verfoeide ‘homohuwelijk naar Nederlands voorbeeld’. Als die ellende ligt op de loer.
De homobeweging heeft al een goedbezochte website die als ideaal heeft: ‘Het discreet proberen de mentaliteit in Marokko tegenover homo’s te verbeteren’. Vooral een interview in dagblad Assabah zorgde voor veel commotie. Hij stond afgebeeld op een foto naast de Spaanse ambassadeur. Dat wordt gezien als een poging van het westen om zich te bemoeien met Marokkaanse leefwijzen en tradities.

Marokko bang voor homo’s en ander westers verval

Zijn wij in Nederland bang dat Marokko teveel invloed wil blijven uitoefenen op haar burgers en ex-burgers in ons land: in Marokko zijn veel mensen huiverig voor westers verval, minachting van de Koran, legalisering van homoseksualiteit en invoering van het homohuwelijk. De Marokkaanse oelema’s (= geleerden die zich in de islam verdiepen, bijvoorbeeld in de sharia) kondigden vorig weekend een fatwa (= juridisch advies van een geleerde) aan tegen de ‘glorificatie’ van homoseksualiteit.
De Marokkaanse homobeweging KifKif (=twee van hetzelfde) heeft een eigen website, die ‘de mentaliteit in Marokko tegenover homo’s op discrete manier wil proberen te verbeteren.’ De media in het land staan vol berichten over een jonge Marokkaanse homoactivist die in Spanje woont en op bezoek is in zijn vaderland: de 21-jarige Samir Bargachi. Hij is de voorzitter van KifKif, de eerste homobelangenorganisatie in Marokko. In een interview in een Marokkaanse krant stond hij ppontedficaal naast de Spaanse ambassadeur. Volgens de Gay krant zien veel Marokkanen daarin een poging van het westen om zich te bemoeien met hun zaken.

Samir Bergachi. La situation des homosexuels s’est améliorée (Tel Quel)


Kifkif, association d’homosexuels marocains, basée à Madrid, vient de clôturer une série de rencontres avec des ONG locales. Son coordinateur général fait le point sur cette première.
Vous dirigez la première association d’homosexuels marocains, Kifkif. Quels sont vos principaux objectifs ?
Avant tout, sensibiliser. Notre but est de faire évoluer les mentalités pour que les gens arrêtent de voir les homosexuels comme des pestiférés et de confondre homosexualité et pédophilie. Nous informons
les homosexuels de leurs droits et soutenons ceux qui ont des difficultés à s’intégrer à la société ou des problèmes avec leurs familles.
Comment agissez-vous au quotidien ?
Notre site web, une revue en ligne et un numéro de téléphone actif 24h/24, proposent de nombreux conseils. Nous recevons des coups de fil de tout le Maroc, et même, pour la petite histoire, des camps de Tindouf. A chaque fois que des homosexuels sont victimes d’une injustice, nous nous mobilisons. Lors de l’affaire de Tétouan en 2004, par exemple, qui a donné le déclic pour nous regrouper, nous étions derrière la mobilisation internationale qui a permis la libération des 42 homosexuels arrêtés à l’époque. Nous leur avons même permis d’obtenir l’asile politique en France, en Espagne ou au Canada.
Votre mouvement est basé en Espagne. Il est impossible, selon vous, de défendre les homosexuels au Maroc ?
Nous avons opté pour l’exil en Espagne car la législation est plus tolérante qu’au Maroc. Au début, nous étions un groupe d’internautes à vouloir réunir les homosexuels marocains. Après avoir monté un site web de soutien aux homosexuels qui ont été arrêtés à Tétouan, nous avons organisé des rencontres dans des maisons, des cafés, des bars. Puis nous avons ressenti le besoin de donner naissance à une structure légale et reconnue.
Avez-vous tenté de créer une antenne marocaine ?
Nous n’avons fait aucune démarche dans ce sens, car nous ne nous faisons aucune illusion. L’état ne permettra pas, du moins à l’heure actuelle, la création d’une association d’homosexuels au Maroc, cela pourrait irriter les islamistes, les conservateurs, les radicaux… Ce qui est, en soit, compréhensible.
Et le financement, vous le trouvez où ?
Les mauvaises langues avancent que nous sommes instrumentalisés et financés par le mouvement gay international qui cherche, à travers nous, à pénétrer les pays musulmans. C’est totalement insensé. Nous vivons des dons de membres et de sympathisants, du Maroc et d’ailleurs.
Quel était le but de votre récente visite dans le royaume ?
Je suis venu m’entretenir avec des associations de défense des droits humains sur la question de l’homosexualité. J’ai rencontré Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH (Association marocaine des droits humains), et Khadija Rouissi, présidente de l’association Bayt Al Hikma. L’AMDH nous a annoncé qu’elle lancerait, bientôt, une campagne contre la pénalisation de l’homosexualité.
Avez-vous rencontré des officiels marocains durant votre séjour ?
Non. Nous n’avons pas cherché à le faire et, de toute façon, ils n’auraient jamais accepté de s’asseoir à la même table que nous. Mais plusieurs ambassadeurs étrangers en poste à Rabat, dont celui d’Espagne, m’ont reçu et écouté avec beaucoup d’attention.
Et les partis politiques, vous les avez approchés ?
Non plus. Les hommes politiques marocains ne tiennent pas à se mouiller dans des questions épineuses et ils n’ont aucun pouvoir de changer quoi que ce soit.
Les autorités marocaines ne vous ont-elles pas inquiété au cours de votre séjour ?
Non. Les autorités marocaines ne font pas une fixation sur les homosexuels. Ils ne sont pas traqués comme dans de nombreux pays. Tant mieux.Mais la situation actuelle des homosexuels au Maroc n’est pas toute rose, non plus ?Si on compare le Maroc à l’Egypte, l’Arabie Saoudite ou le Yémen, on devrait être content. Mais à voir comment sont traités les homosexuels au Liban ou en Turquie, il reste beaucoup de travail. Une chose est sûre : la situation des homosexuels marocains a progressé ces dernières années. Aujourd’hui, la presse, excepté celle proche des islamistes, ne nous qualifie plus de malades et nous nous réunissons dans des endroits publics. Car, je le répète, nous avons le droit d’exister et de vivre notre différence. Mais le regard de l’autre est toujours présent. J’ai des amis homosexuels qui ne se rendent pas à l’hôpital lorsqu’ils sont malades, pour ne pas avoir à subir ce regard.
Les choses peuvent-elles changer, dans le futur ?
Il le faudra bien. Les homosexuels ne sont pas des extraterrestres. Et les spécificités religieuses et culturelles du Maroc ne sont pas une raison pour laisser un grand nombre de nos concitoyens sur le bord de la route. Je le rappelle, l’orientation sexuelle de chacun relève de la sphère privée.
Bio-express. Qui est Samir Bergachi ?
Malgré son jeune âge (22 ans), Samir Bergachi est déjà une célébrité… dans le milieu gay marocain. Et pour cause, ce Nadori d’origine, installé en Espagne, dirige “l’une des premières associations d’homosexuels dans le monde arabe”. Mais avant d’en arriver là, la route a été longue. Samir Bergachi a d’abord goûté au quotidien pénible d’un jeune homosexuel en terre d’islam. “J’ai fait mes études primaires et secondaires à Nador, une ville très conservatrice. Je me souviens du regard des gens, de leurs commentaires… Mais j’ai eu plus de chance que d’autres homosexuels marocains. Mes parents m’ont toujours accepté tel que je suis”. Le tournant décisif de la (courte) vie de Samir Bergachi : les événements de Tétouan, en 2004, qui ont débouché sur la création de Kifkif. “Suite à cette affaire, j’ai pris conscience de la nécessité de nous battre ouvertement pour nos droits”, explique le jeune licencié en… civilisation et culture islamiques.

Gli omosessuali si organizzano

Marocco, marzo 2009 - L'associazione degli omosessuali marocchini, Kifkif, rientra in Marocco con l'obiettivo di essere riconosciuta legalmente e lottare contro le discriminazioni. Il primo ostacolo viene proprio dalle associazioni per i diritti dell'uomo: c'è chi dice che non è ancora il momento..
Aujourd’hui le Maroc - 3 marzo 2009
Diritti dell’uomo
Gli omosessuali mettono alla prova la democrazia marocchina
di M’Hamed Hamrouch
“Sono venuto oggi per rompere il silenzio e sbarazzare il campo da ogni equivoco circa gli obiettivi della nostra associazione”. Sono parole di Samir Bergachi, coordinatore dell’associazione dei gay marocchini “Kifkif” (Siamo tutti uguali). Venuto a Rabat da Madrid, dove ha sede la sua ONG, il responsabile di “Kifkif” ha rilasciato un’intervista fiume al quotidiano arabofono Assabah, nel corso della quale ha annunciato l’intenzione della sua associazione di uscire dalla clandestinità. L’ONG ha deciso di lavorare, come il suo nome propone, in modo normale nel proprio paese, come ogni altra associazione che si occupi della difesa dei diritti dell’uomo. Per tale ragione, il responsabile di “Kifkif”, 22 anni, ha annunciato di avere preso contatti nel corso del suo soggiorno con i dirigenti di diverse ONG nazionali, tra cui l’Associazione marocchina dei diritti dell’uomo di Khadija Ryadi e “Bayt Al Hijma” di Khadija Rouissi.
“Khadija Ryadi, dall’inizio alla fine del nostro colloquio, mi ha assicurato che la posizione dell’AMDH a proposito dell’omosessualità è conforme alle posizioni internazionali”, si felicita il responsabile di “Kifkif”, che assicura esservi dei “progressi” anche nella posizione dell’ONG “Bayt Al Hikma”. “Ci siamo accordati per organizzare una serie di incontri che pongano al centro il tema dell’omosessualità”, ha annunciato. “Kifkif punta sulle ONG che godono di credibilità e buona reputazione in Marocco” per far valere le proprie rivendicazioni. Anche se ben sa che il cammino è cosparso di spine e barriere difficilmente valicabili. Bergachi l’ammette. “Ho spiegato a Khadija Ryadi che non intendiamo entrare in conflitto con lo Stato (…) anche se c’è tra noi anche chi ha fretta di dichiarare che esistiamo, che vogliamo uscire dalla clandestinità e che accada quel che accada”, ha precisato.
Al di là della questione dell’autorizzazione, c’ è almeno un altro grande ostacolo che Kifkif faticherà a superare. “L’AMDH intende lanciare una campagna contro la criminalizzazione dell’omosessualità – spiega – e questa è un’iniziativa molto positiva perché il vero nemico dell’omosessualità non è la legge, ma le mentalità pietrificate; nostro nemico non sono né il regime né lo Stato, ma il malinteso”.A proposito della creazione dell’ ONG Kifkif, Bergachi ha spiegato che l’atto di nascita è datato 2004, anno in cui diversi omosessuali furono arrestati nella città di Tetouan.” Prima del 2004 tutto andava bene, noi c’eravamo, ma nessuno faceva attenzione a noi e parlava di noi. In realtà noi eravamo soddisfatti di questa situazione. Lo Stato non prestava alcuna attenzione a noi e gli integralisti ci ignoravano”, precisa Bergachi. Ma il 2004 ha segnato una rottura col paese di origine, avendo l’ONG “Kifkif” scelto di emigrare in Spagna dove opera da allora in maniera legale.
Internet - Gli omosessuali marocchini si mettono in rete
L’associazione Kifkif, che raccoglie gli omosessuali marocchini, è stata creata nel 2005. Con sede a Madrid, opera in favore dei diritti degli omosessuali del Marocco
Di Bachir Hajjaj
L’associazione Kifkif (Uguali, in arabo) è un’associazione nata nel 2004. Con sede a Madrid, è composta di lesbiche, gay, transessuali e bisessuali marocchini. Essa vuole operare a sostegno dei diritti di queste persone. I responsabili dell’associazione affermano che il loro movimento è aperto all’adesione di tutte le persone che condividono i suoi valori. Secondo l’associazione,a ciascuna persona deve essere riconosciuto il diritto naturale di disporre del proprio corpo nella maniera che più gli aggrada. Un diritto che resta garantito dalla Dichiarazione Universale dei diritti dell’uomo. Nell’atto costitutivo della associazione si dice inoltre che il campo in cui opera è costituito dalla Spagna e dal Marocco.
Kifkif è stata creata in condizioni particolari. Il 1° giugno 2004 la polizia marocchina ha arrestato nella città di Tetouan 43 persone, con l’accusa di svolgere attività omosessuale. E’ la data che segna la nascita dell’associazione. In effetti dei giovani omosessuali marocchini hanno avviato su Internet una campagna internazionale per la loro liberazione.
Per coordinare le loro azioni, lesbiche, gay, transessuali e bisessuali marocchini hanno creato un sito internet: http://www.gaymaroc.net/. Il sito ospita un forum per aiutare le migliaia di marocchini che non trovano collocazione nella società. Il forum di discussione è animato con il contributo di diversi interventori. Militanti dell’associazione, omosessuali o semplici simpatizzanti sono tra le migliaia di visitatori del sito. Secondo le statistiche fornite dagli stessi organizzatori, il numero dei visitatori dal gennaio 2009 è giunto a quota 28.058.
L’associazione Kifkif ha anche aperto un magazine elettronico che si chiama “Mitli” (in arabo, omosessuale) che offre diverse informazioni a proposito dell’omosessualità in Marocco. Con mezzi diversi, i responsabili dell’associazione condannano vigorosamente il rifiuto e la discriminazione degli omosessuali in Marocco.
Dal 2006 i volontari di Kifkif hanno avviato una lotta per ottenere la legalizzazione dell’associazione in Marocco, ma tutti i loro tentativi sono stati respinti.

Omosessualità e Democrazia

Dopo quattro anni di clandestinità, l’Associazione dei gay marocchini Kif Kif, con base a Madrid, ha deciso di uscire allo scoperto, come ha lasciato intendere il suo coordinatore generale, Samir Bergachi. “Sono arrivato oggi per rigettare il silenzio ed eliminare tutti gli equivoci sugli obiettivi della nostra Associazione“. Questa proposta è appunto del 22enne Samir Bergachi, coordinatore dell’Associazione dei gay marocchini Kif Kif (Uguaglianza) che è giunto a Rabat, proveniente da Madrid dove la sua ONG ha la sede principale, accordando un intervista fiume al quotidiano arabofono “Assabah“, ribadendo la volontà della Associazione di uscire dalla clandestinità. L’ONG ha dichiarato di voler operare, come il suo nome indica, nel modo più normale e ugualitario, nel suo Paese, alla stregua di tutte le altre Associazioni che hanno in carico la Difesa dei Diritti dell’Uomo.
Samir Bergachi, durante il suo soggiorno, ha preso contatto con i dirigenti di diverse ONG nazionali, tra cui l’Associazione marocchina per i Diritti dell’Uomo (AMDH) di Khadija Ryadi e “Bayt Al Hikma” di Khadia Rouissi. “Khadijka Ryadi, che ho incontrato in diverse occasioni, mi ha garantito che l’approccio dell’AMDH al problema sta andando nella stessa direzione internazionale per i diritti degli omosessuali“, ha dichiarato Samir annunciando tra le altre cose un dibattito e una serie di incontri sotto il tema “Layali Bayat Al Hikma” in collaborazione con l’ONG “Bayat Al Hikma”, convenendo di focalizzare il soggetto dell’omosessualità al centro della manifestazione. Kif Kif ha come priorità quella di diventare un punto di riferimento credibile in Marocco per fare valere le proprie rivendicazioni.
L’ONG conosce molto bene il cammino difficile e irto di spine e di barriere, difficilmente sormontabile. Samir ha spiegato nella lunga intervista che non è intenzione dell’ONG entrare in conflitto con lo Stato, anche se molta parte dell’opinione pubblica li reputa inesistenti, ma fondamentalmente poter uscire dalla clandestinità. Al di la dei problemi dell‘autorizzazione, esiste un altro ostacolo che l’ONG vuole eliminare: la criminilizzazione dell’omosessualità. “L’AMDH sta per lanciare una campagna contro la criminilizzazione dell’omosessualità, iniziativa molto positiva perchè il nemico reale dell’omosessualità non è la legge ma le mentalità pietrificate; i nostri nemici non sono il regime nè lo Stato, ma i malintenzionati“, ha spiegato Samir nell’intervista.
L’atto di nascita dell’Associazione Kif Kif è datata nell’anno 2004, anno in cui numerosi omosessuali marocchini furono arrestati nella città di Tétouan. Il 1° giugno 2004 la polizia marocchina arresto’43 persone con l’accusa di intrattenere delle attività omosessuali, in nome dell’articolo 489 del Codice Penale marocchino. In conseguenza di questa accusa, alcuni giovani omosessuali iniziarono su Internet una campagna internazionale per la loro liberazione. Migliaia di lettere furono inviate alle Ambasciate occidentali del Marocco e per coordinare queste azioni venne creato il gruppo Kif Kif, un forum per aiutare i migliaia di marocchini che non trovano uno spazio nella loro società. Prima di quella data Samir dichiara che “noi esistevamo e nessuno si interessava o parlava di noi. In realtà noi eravamo soddisfatti di questa situazione. Lo Stato ci lasciava vivere e gli integralisti ci ignoravano, ma il 2004 ha segnato l’inizio di una rottura con il paese di origine e l’ONG decise di esiliarsi in Spagna da dove opera, da quella data, in maniera del tutto legale“.Ad oggi bisogna chiarire che tutti gli sforzi e le battaglie dell’Associazione sono stati rigettati. Il Codice Penale marocchino prevede l’arresto da 5 mesi a 6 anni per il solo fatto di essere omosessuali. Buona fortuna a Samir, coraggioso esempio sociale che, a suo rischio e pericolo, sta cercando di portare avanti questa battaglia fondamentale per i Diritti dell’Uomo.

Señales de humo rosa desde Casablanca

  • Dejaron Senegal por ser gays, ahora viven de prostituirse en Marruecos
    Han solicitado asilo a España
Pedro Simón Madrid
Actualizado martes 10/03/2009 22:05 horas
Aquella fiesta privada de ambiente entre chicos bien de Senegal acabó con una penosa desbandada a Marruecos, los agentes detrás, el dedo del padre señalando acusador y una arcada postrera incluida: ahí están todavía Baba Samba y Baidy Fofana en Casablanca -varados a sus 22 años y solos-, carne a la venta para el turista europeo. Por un plato, una cama y una palmadita. Buen provecho para los tiburones con carteras de piel.
Salieron como fugitivos porque el Gobierno de Dakar se merienda con dientes de cárcel a los homosexuales. Sus padres se enteraron de lo de la fiesta y se tragaron para siempre las llaves de casa. Más de un año llevan ya los dos universitarios con la vida arrastrada por las esquinas y de tugurio en tugurio ejerciendo de prostitutos.
Lo cuenta Baba, hijo del jefe de gabinete del Ministerio de Turismo: "No podemos seguir viviendo así. No podemos volver a Senegal porque nos encierran por ser gays. No nos dan trabajo porque los marroquíes son muy racistas con los negros. Los turistas vienen aquí a Marruecos para buscar un chico moreno para follar. Nos pagan un poco de dinero para poder vivir, comer y pagar el alquiler. Por eso pedimos el asilo para ir a España".
Fue el 13 de junio de 2008 cuando el consulado español en Casablanca tuvo noticia de los desvalidos y remitió la documentación de su caso a la Oficina de Asilo y Refugio en Madrid. Desde entonces, Baba y Baidy esperan respuesta. Ahora mismo siguen esperando respuesta. A ver si el de esta noche es el último servicio.
La fiesta gay de marras a la que fueron invitados tuvo lugar en 2006 en Dakar. Aquella cita se pergeñó con sigilo del que se sabe delincuente a ojos de la autoridad. Total discreción, invitados conocidos... Contrataron a un fotógrafo sin escrúpulos que se hartó de hacer retratos. El 'pájaro' trató de extorsionar más tarde al organizador de la fiesta. O le daba una millonada o vendía las instantáneas a la revista 'Icone'. Y lo hizo. Las fotos las colocó por 3.000 dólares y se publicaron como si fuese una boda. Luego corrió la pólvora...
Cacería de la policía senegalesa
Era febrero de 2008. "La Policía comenzó a buscar a todos los gays que salieron en la revista", explica Baba. "Los chicos heteros hicieron cosas violentas con los homosexuales, los jefes religiosos organizaron una marcha contra la homosexualidad". Decenas de asistentes a la fiesta fueron cazados y detenidos. A casi todos los repudiaron en casa. Los que salvaron el pellejo salieron huyendo de Senegal.
Al SOS que han mandado por mil señales de humo Baba y Baily, respondió la pasada semana la organización Colegas, una ONG española de ámbito estatal que trabaja por los derechos de los homosexuales. Hablamos con Francisco Ramírez, secretario de organización, que acudió a Casablanca junto a Samir Bargachi, marroquí encargado del área internacional de la asociación.
"La situación es desesperada y ya la conoce el embajador, Luis Planas. Ambos están muy afectados. Son chicos de clase alta en su país y para ellos la dureza de la calle es algo nuevo. Llevan mucho tiempo esperando contestación y tienen que vivir", comenta Francisco Ramírez.
La visita de la asociación española al rescate ha incendiado Marruecos y los fundamentalistas han salido con el cuchillo entre los dientes. Fue una foto en el diario local 'Le Soir' la que ha desatado la polémica y ha levantado la liebre. La instantánea se dio en portada. Bajo el título de "Injerencia española", se veía al embajador español junto a los dos miembros de Colegas, uno de ellos marroquí, para más inri. Grupos fundamentalistas han dictado una 'fatwa' contra la delegación visitante y su apología gay...
¿Llegará a tiempo el asilo, si es que llega? A Baba le sorprendió la Gendarmería el otro día con un cliente que, por culpa de su borrachera, llamó demasiado la atención. Y le han dicho que tiene que abandonar el país. A Baidy se le han roto las gafas y se echa a llorar. Las que luce en la foto no están graduadas. Baidy ve todo muy mal.

Militantes espanhóis irritam islã com visita ao Marrocos

Por Redação
Não foi nada bem vista por lideranças religiosas islâmicas a recente visita dos ativistas da Confederación Española Colegas de Lesbianas, Gays, Bisexuales y Transexuales, feita para estreitar contatos com as entidades de direitos LGBT marroquinas.
Os religiosos expressaram sua opinião ditando uma fatwa (conselho religioso que deve ser seguido à risca) que foi publicada em quase todos os meio de comunicação do país e pedia o fim da apologia à homossexualidade.
No texto, os líderes islâmicos marroquinos dizem que “o Estado tem que ter uma política contra esta classe de desvios”. Além disso, o jornal de língua árabe Assabah publicou uma entrevista com o ativista marroquino Samir Bargachi, um dos principais do Marrocos, deturpando suas declarações como forma de arranhar a imagem da comunidade LGBT no país, já não muito boa.

Jak dwóch gejów poróżniło Hiszpanię z Marokiem

Marokańskie gazety oskarżyły ambasadora Hiszpanii w Rabacie o wspieranie homoseksualistów, którzy w Maroku są wyjęci spod prawa.
Sprawę opisał hiszpański dziennik „El Pais”. Paco Ramirez i Samir Bargachi działający w hiszpańskim stowarzyszeniu gejów i lesbijek o nazwie Colegas pojechali na początku marca do Maroka z misją edukacyjno-rozpoznawczą. „Naszym celem była próba zmiany mentalności, tak, by homoseksualiści przestali być traktowani jak zadżumieni, a homoseksualizm nie był mylony z pedofilią” - opowiadał gazecie Samir Bargachi, 22-letni Marokańczyk, który, mieszkając w Hiszpanii, kieruje gejowskim stowarzyszeniem Kifkif wspierającym jego rodaków.
W Maroku, jak prawie we wszystkich krajach islamskich, homoseksualizm jest zakazany: artykuł 489 kodeksu karnego przewiduje za seks osób tej samej płci od sześciu miesięcy do trzech lat pozbawienia wolności.
Ramirez i Bargachi spotykali się dyskretnie z miejscowymi gejami, z dyplomatami, w tym z ambasadorem Hiszpanii Luisem Planasem, z kierownictwem Instytutu Cervantesa i przedstawicielami paru organizacji pozarządowych broniących praw człowieka, między innymi z szefową Marokańskiego Stowarzyszenia Praw Człowieka Chadiją Rijadi, która obiecała im, że rozpocznie kampanię na rzecz depenalizacji homoseksualizmu.
Wszystko szło dobrze, dopóki Bargachi nie udzielił w Casablance wywiadu gazecie „As Sabah”. Przyznał, że jest gejem, i opowiedział o swoim tournée po Maroku. Szybko tego pożałował. Jak twierdzi, gazeta zmanipulowała jego słowa, a artykuł opatrzyła zdjęciami ściągniętymi z portalu społecznościowego. Efekt? Marokańskie media oskarżyły ambasadora Hiszpanii o mieszanie się w sprawy Maroka i popieranie osób wyjętych spod prawa. „Maroc Soir” zamieścił na pierwszej stronie artykuł zatytułowany „Hiszpańska ingerencja” opatrzony zdjęciem dyplomaty z dwoma gejami.
Gromy spadły też na marokańskich homoseksualistów. Najwyższa Rada Ulemów wydała fatwę obligującą „państwo marokańskie do stanowczego zwalczania tego rodzaju dewiacji”.
"Rz" Online

Les oulémas marocains lancent une fatwa contre «l’apologie de l’homosexualité»

Par Habibou Bangré (Tetu) vendredi 13 mars 2009, à 10h31
Les religieux ont vivement riposté à la visite dans le royaume chérifien de Colegas, la confédération des associations LGBT espagnoles.

Le Conseil supérieur des oulémas du Maroc a lancé la semaine dernière une fatwa contre la «glorification de l'homosexualité» après une visite de la confédération des associations LGBT espagnoles (Colegas) sur le sol marocain. L'instance religieuse aurait justifié sa décision par le fait que «l'Etat marocain doit avoir une politique contre ce genre de déviances».
«Lobby gay»
Cette décision fait suite à la tournée de Colegas au Maroc, du 19 au 26 février derniers. Une visite guidée par Kifkif, un groupe LGBT marocain qui lutte contre l'homophobie. «Nous avons tenu des rendez-vous et des réunions avec différentes associations, missions diplomatiques étrangères et la presse concernant les progrès des droits humains au Maroc», a expliqué à TÊTU Samir Bargachi, le jeune leader de Kifkif.
Colegas souligne avoir pris les précautions pour «éviter des confrontations inutiles avec les islamistes». En vain. L'initiative a fait grincer des dents les extrémistes. «La presse islamiste a laissé entendre que Kifkif fait partie du “lobby gay” et que nous recevons un appui d'organisations et ambassades étrangères ennemies des bonnes valeurs de la société islamique, raconte Samir Bargachi. Tout ceci est ridicule, mais c'est leur avis et ils profitent de l'ignorance des Marocains sur le sujet.»
«Un scandale organisé pour gagner des votes»
Pour le militant, qui aurait fait l'objet de menaces et d'insultes, la réaction des islamistes n'est rien d'autre qu'une manipulation à l'approche des élections communales de juin: «Nous considérons que tout ce “scandale” a été organisé par les islamistes pour gagner des votes en utilisant les homosexuels. Ils savent que la loi est de leur côté, que les homosexuels n'ont aucune tribune pour se défendre de ces attaques et que le gouvernement marocain est incapable de se prononcer par peur de la réaction du peuple.»
Lorsqu'on lui demande s'il estime que la fatwa peut avoir des conséquences néfastes pour la communauté LGBT marocaine, Samir Bargachi semble plutôt confiant. Il faut rappeler d'ailleurs qu'une fatwa est d'abord un avis religieux, et pas forcément une sentence visant des personnes, comme on l'imagine souvent. «Je ne crois pas qu'il va y avoir une répression forte contre les homosexuels au Maroc, conclut-il. Nous travaillons main en main avec la société civile marocaine, une partie de la presse informe sur l'esprit positif sur notre groupe et il existe une sensibilisation dans la classe intellectuelle sur cette affaire. Le Maroc est en outre un pays qui a parié sur l'ouverture, le rapprochement avec l'Europe et la promotion de la tolérance et de la coexistence.»

Mise au point des homosexuels du Maroc

Un communiqué daté du 2 mars à Madrid annonce que « le groupe des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels du Maroc (Kifkif) condamne fermement la manipulation… ». De quelle manipulation s’agit-il ? La semaine dernière, une délégation de Kifkif dirigée par Samir Bargachi, coordinateur de cette organisation, était venue au Maroc. Elle avait pris contact avec des représentants de la société civile marocaine et des services diplomatiques étrangers, pour présenter Kifkif et coordonner des actions futures, dit le communiqué.
L'ambassadeur d'Espagne à Rabat, a reçu la délégation, le directeur de l'Institut Cervantes à Casablanca, également. Ainsi que plusieurs organisations de droits humains comme l’AMDH), Bayt Al-Hikma (Maison de la Sagesse qui a lancé le célèbre appel pour la défense des libertés individuelles), l’OMDH, le CMDH et les principales organisations de lutte contre le SIDA comme l’ALSC ou l'Association marocaine de Jeunes Contre le SIDA (AMJCS).
Enfin, Kifkif a pris contact avec deux journaux dont « Assabah » auquel Samir Bargachi a accordé une interview pour, dit le communiqué, « exprimer son avis sur divers sujets en rapport avec l'avancée des droits humains au Maroc ».
Or, écrit Kifkif, les déclarations du coordinateur ont été « manipulées et le contenu transformé en quelque chose de totalement différent », s’indignant de « cette utilisation sensationnaliste par Assabah ».
« La stratégie de Kifkif pour contribuer à l'accélération des changements sociaux au Maroc est d'éviter les confrontations inutiles, ne pas offrir de prétextes aux islamistes, mais tendre des ponts avec la société civile pour éliminer les préjugés et travailler sur les sujets de libertés individuelles comme un tout, où est évidemment compris le droit à l'option sexuelle » , a déclaré Meryam Benabdallah, secrétaire de communication de Kifkif.

COLEGAS muestra su apoyo a KifKif ante las amenazas por parte de Islamistas

Madrid, a 6 de Marzo de 2009 . Tras la visita que realizó hace unas semanas una delegación de la Confederación Española COLEGAS de Lesbianas, Gays, Bisexuales y Transexuales a Marruecos, se ha producido una insidiosa manipulación mediática y social por parte de los islamistas y otros grupos inmovilistas produciéndose un insólito debate social.
La delegación de COLEGAS estuvo encabezada por Paco Ramírez, secretario deorganización de COLEGAS, y Samir Bargachi, coordinador de Relaciones Internacionalesde COLEGAS y presidente de la organización marroquí de gays y lesbianas KifKif (Iguales), y estuvieron estableciendo contactos directos con la sociedad civilmarroquí y las autoridades diplomáticas españolas, afin de presentar nuestraorganización y coordinar acciones futuras.
COLEGAS tuvo reuniones o contactos con la socidad civil marroquí, a través de lasorganizaciones de derechos humanos y de prevención del VIH, así como institucionesespañolas como la Embajada de España o el Instituto Cervantes.
El mensaje que desde COLEGAS transmitimos fue siempre prudente y sensato, indicando que aunque los cambios están llegando con cuentagotas sí veíamos un tímido avance en la direcciónadecuada de mayores libertades y derechos sociales. Nuestra labor se adecuaría entodo momento a la realidad marroquí para evitar confrontaciones innecesarias con losislamistas, como ha ocurrido finalmente. Nuestro principal objetivo era tenderpuentes con la sociedad civil marroquí para eliminar prejuicios mutuos y trabajartemas como las libertades individuales y la prevención VIH.
Durante la estancia, el diario marroquí "Assabah" de habla araboparlante le hizo unaentrevista a Samir Bargachi como presidente de Kifkif, pero manipuló maliciosamentesus palabras, además de publicar fotos robadas del facebook de Samir que mostrabanlas reuniones mantenidas. Todo ello ha supuesto un revuelo en los medios islámicoshasta el punto que el Consejo Superior de Ulemas de Marruecos ha dictado una fatwa(consejo religioso) contra la apología de la homosexualidad: "El Estado Marroquítiene que tener una política contra esta clase de desviaciones".
Todo ello hasupuesto una serie de amenazas e insultos hacia Samir Bargachi, incluso por parte degrupos islámicos e individuos particulares residentes en España, lo que ha sidodenunciado ante la Delegación del Gobierno en Madrid.Los islamistas también han utilizado la foto del Embajador de España, para atacar aEspaña y Europa, a quienes culpabilizan de sufragar el lobby gay en Marruecos, quepretende acabar con la sociedad islámica de Marruecos dentro de la agendaantiislámica de Occidente.
COLEGAS quiere ofrecer todo su apoyo a Samir Bargachi y a Kifkif en su lucha porobtener una igualdad legal y reconocimiento jurídico en Marruecos, tal como hanhecho hasta el momento la Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) y AmnistíaInternacional de Marruecos. COLEGAS iniciará a través de Facebook y Tuenti unacampaña internacional con la que pedir la Abolición del Artículo 489 del CódigoPenal de Marruecos que criminaliza las relaciones homosexuales, además de solicitarla legalización de organizaciones LGTB en Marruecos como kifkif.
Para más información sobre esta noticia o sobre la Confederación Española COLEGAS: www.colegaweb.org

El embajador y los gays


RABAT. El embajador y los gays. No es el título de una novela. Es la portada del diario "Le Soir" con la que hemos desayunado esta mañana en Marruecos. La polémica está servida en un país árabe y musulmán donde hay asuntos que cuesta abordar en público. Por eso algunos medios se frotan las manos cuando caen en sus manos y lo califican de "ingérence" (injerencia, en castellano).
Luis Planas, embajador español en plaza desde 2004, recibió en su despacho hace unos días a un grupo de homosexuales. Entre ellos estaba el marroquí Samir Bagachi (a la izquierda en la foto), presidente de la organización de gays y lesbianas marroquíes Kifkif (igual, lo mismo). Le acompañó Paco Ramírez (derecha), secretario de Organización de Colegas, la condeferación española que agrupa a gays, lesbianas, bisexuales y transexuales.
En la Embajada aseguran que no tienen nada que esconder y que fueron recibidos para abordar un asunto como las enfermedades de transmisión sexual, en especial el sida.
Bargachi y Ramírez también mantuvieron encuentros en la Oficina Técnica de Cooperación (OTC), con la directora del Instituto Cervantes en Casablanca, Rosa León, y con miembros de la sociedad civil marroquí.
Bargachi se ha enterado por el titular de este blog de este desgraciado salto a la fama y asegura en conversación desde Madrid que la foto ha sido "robada" de su perfil en Facebook y que en ningún momento estaba destinada a acabar en una portada acompañando el título "Injerencia española". Se mostró preocupado por lo que vaya a pensar Luis Planas.
"Con esta recepción, ¿otorga el embajador de manera oficial el apoyo de su país a las organizaciones en defensa de los homosexuales?", se pregunta el periodista que firma la información en "Le Soir".
Colegas, cuyo responsable de la rama de internacional es Bargachi, emitió ayer un comunicado en el que aseguran que han tratado de "evitar confrontaciones innecesarias con los islamistas, como ha ocurrido finalmente". Asegura que ya hay algún abogado en Casablanca que se ha ofrecido a ir contra él.
"El mensaje que desde Colegas transmitimos fue siempre prudente y sensato, indicando que aunque los cambios están llegando con cuentagotas sí veíamos un tímido avance en la dirección adecuada de mayores libertades y derechos sociales", dice el texto.
Unas declaraciones de Bargachi al diario editado en árabe "Assabah" (La Mañana), que el periódico "manipuló maliciosamente", fueron el origen de una polémica que ha llevado incluso a que el presidente de Kifkif reciba amenazas de "todo tipo", según ha explicado él mismo a ABC.
También como consecuencia de esto, según el comunicado de Colegas, el Consejo Superior de Ulemas de Marruecos, la máxima autoridad religiosa presidida por el rey Mohamed VI, ha dictado una "fatwa" (edicto), contra este tipo de "desviaciones".
Colegas insiste en que seguirá luchando por la normalización de gays y lesbianas en Marruecos y que tratarán de abolir el artículo 489 de la Constitución "que criminaliza las relaciones homosexuales" así como legalizar Kifkif. Trabajo les queda.
Fuente: diario ABC

Samir Bergachi: La situation des homosexuels s’est améliorée


Los homosexuales ponen a prueba la democracia marroquí y salen a la luz

Escrito por Jamal Ouahbi - El Faro de Ceuta
Después de cuatro años de clandestinidad, la asociación de los Gays marroquíes “Kifkif” (iguales), basado en Madrid, quiere salirse del armario como deja oír a su coordinador general, Samir Bergachi. “He venido hoy para romper el silencio y aumentar todos los perjuicios sobre los objetivos de nuestra asociación”. el comentario es de Samir Bergachi, coordinador de la asociación de los gays marroquíes “Kifkif”. Venido en Rabat, con procedencia de Madrid donde se basa a su ONG, el responsable de “Kifkif” concedió una entrevista al diario marroquí de lengua árabe “Assabah” (La mañana) dónde comunicó la voluntad de su asociación de salir de la clandestinidad.
La ONG quiere operar, como su título lo indica, el lo más normalmente posible en su país, en el mismo concepto que las otras asociaciones encargadas de la defensa de los derechos humanos. A este respecto, Berghachi, 22 años, anuncio haberse puesto en contacto en su estancia en Marruecos con los dirigentes de distintas ONG nacionales, cuya La Asociación Marroquí de los Derechos Humanos de Jadija Ryadi y “Bayt Al Hikma” de Khadija Ruissi. “Khadija Ryadi, a partir de que lo encontré y hasta el final de nuestro mantenimiento, le garantizó que el enfoque del AMDH va en el mismo sentido de la posición internacional frente a homosexuales”, se felicita al responsable de “Kifkif”, que describe “progreso” en la posición de la ONG “Bayt AL Hikma”.

“Nos pusimos de acuerdo sobre la organización de una serie de encuentros bajo el tema “Layali Bayt AL Hikma”. Convinimos también poner el tema de la homosexualidad en el centro de estas manifestaciones”, anunciamos. “Kifkif” quiere apostar por “las ONG que goza de credibilidad y buena reputación en Marruecos” para hacer valer sus pretensiones. Sabe muy aunque el camino se siembra de espinas de y obstáculos difícilmente pasables. Bergachi quiere bien admitirlo. “Expliqué a Jadija Ryadi que no queremos entrar en confrontación con el Estado (…) incluso si existe entre nosotros gente que se acelera decir que existimos, que queremos salir de la clandestinidad, y que ocurra que podrá”, indicó.

Más allá de la cuestión de la autorización, hay bien un obstáculo que la ONG “Kifkif” tendrá una difícil tarea para cruzarla. “El AMDH quiere lanzar una campaña contra la criminalización de la homosexualidad, es una iniciativa muy positiva ya que, el enemigo real de la homosexualidad no es la ley pero las mentalidades petrificada; nuestro enemigo no es el régimen ni el Estado, pero los malos perjuicios y el malentendido”, explicó.

Preguntado sobre la creación de la oenege “Kifkif”, Bergachi indicó que la partida de nacimiento databa de 2004, año en ella cual se había detenido a varios homosexuales Tetuán. “Todo iba mucho antes 2004, existíamos y nadie se metía con nosotros. El Estado no nos prestaba ninguna atención y los integristas nos ignoraban”, se lamenta Bergachi. Pero 2004 señaló la instalación de una ruptura con el país de origen, la ONG “Kifkif” eligiendo emigrar en España donde opera desde esta fecha de manera legal En la dicha entrevista con el presidente de la asociación de gays, lesbianas y transexuales, se posaban sus fotos con el embajador de España en maruecos Luis Planas Puchades, con Jadija Ruisi y otras personalidades marroquíes y extranjeras.

Les homosexuels mettent à l'épreuve la démocratie marocaine

Après quatre ans de clandestinité, l’association des gays marocains « Kifkif » (Egaux), basée à Madrid, veut aujourd’hui sortir du placard, comme le laisse entendre son coordinateur général, Samir Bergachi.
«Je suis venu aujourd’hui pour briser le silence et lever toute équivoque sur les objectifs de notre association». Le propos est de Samir Bergachi, coordinateur de l’association des gays marocains «Kifkif» (Nous sommes tous égaux). Venu à Rabat, en provenance de Madrid où son ONG est basée, le responsable de «Kifkif» a accordé une interview fleuve au quotidien arabophone «Assabah» où il a fait part de la volonté de son association de sortir de la clandestinité. L’ONG veut opérer, comme son titre l’indique, le plus normalement dans son pays, au même titre que les autres associations chargées de la défense des droits de l’Homme. A ce titre, M. Berghachi, 22 ans, annonce avoir pris contact lors de son séjour au Maroc avec les dirigeants de différentes ONG nationales, dont l’Association marocaine des droits de l’Homme de Khadija Ryadi et «Bayt Al Hikma» de Khadija Rouissi. «Khadija Ryadi, dès que je l’ai rencontrée et jusqu’à la fin de notre entretien, m’a assuré que l’approche de l’AMDH va dans le même sens de la position internationale vis-à-vis des homosexuels», se félicite le responsable de «Kifkif», qui fait état de «progrès» dans la position de l’ONG «Bayt Al Hikma». «Nous nous sommes mis d’accord sur l’organisation d’une série de rencontres sous le thème «Layali Bayt Al Hikma». Nous avons également convenu de mettre le sujet de l’homosexualité au centre de ces manifestations», a-t-il annoncé. «Kifkif» veut parier sur «les ONG jouissant de crédibilité et de bonne réputation au Maroc» pour faire valoir ses revendications. Elle sait très bien que le chemin est semé d’épines de barrières difficilement franchissables. M. Bergachi veut bien l’admettre. «J’ai expliqué à Khadija Ryadi que nous ne voulons pas entrer en confrontation avec l’Etat (…) même s’il existe parmi nous des gens qui se hâtent de dire que nous existons, que nous voulons sortir de la clandestinité, et qu’advienne que pourra», a-t-il indiqué.
Au-delà de la question de l’autorisation, il y a bien un obstacle que l’ONG «Kifkif» aura grand-peine à franchir. «L’AMDH veut lancer une campagne contre la criminalisation de l’homosexualité, c’est une initiative très positive car, l’ennemi réel de l’homosexualité n’est pas la loi mais les mentalités pétrifiées ; notre ennemi n’est pas le régime ni l’Etat, mais bel et bien le malentendu», a-t-il expliqué.
Interrogé sur la création de l’ONG «Kifkif», M. Bergachi a indiqué que l’acte de naissance datait de 2004, année à laquelle plusieurs homosexuels avaient été arrêtés dans la ville de Tétouan. «Tout allait bien avant 2004, nous existions et personne ne faisait attention à nous ou parlait de nous. En réalité, nous étions satisfaits de cette situation. L’Etat ne nous prêtait aucune attention et les intégristes nous ignoraient», met en exergue M. Bergachi. Mais 2004 a marqué l’installation d’une rupture avec le pays d’origine, l’ONG « Kifkif » ayant choisi d’émigrer en Espagne où elle opère depuis cette date de manière légale.

Par : M’Hamed Hamrouch (ALM)

Les homosexuels marocains se mettent en ligne

L’association Kifkif qui rassemble les homosexuels marocains a été créée en 2005. Basée à Madrid, elle milite en faveur des droits des homosexuels du Maroc.
L’association Kifkif (Egaux en arabe) est une association qui a vu le jour en 2004. L’association, basée à Madrid, est composée de lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels du Maroc. Elle se veut un groupement qui milite en faveur des droits de ces personnes. Les responsables de l’association affirment que leur mouvement est ouvert à l’adhésion de toute personne qui partage ses valeurs. Selon l’association, toute personne jouit de son droit naturel de disposer de son corps de la manière qui lui paraît convenable. Un droit qui demeure garanti par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Dans l’acte constitutif de l’association, on mentionne que son champ d’action concerne aussi bien l’Espagne que le Maroc.
Kifkif a été créée dans des conditions particulières. Le 1er juin 2004, la police marocaine a arrêté dans la ville de Tétouan 43 personnes sous l’accusation de mener des activités homosexuelles. Cette date marque le début de cette association. En effet, des jeunes homosexuels marocains ont entamé sur Internet une campagne internationale pour leur libération. Pour coordonner ses actions, les lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels marocains ont créé un site Internet: http://www.gaymaroc.net/. Le site se veut un forum pour aider les milliers de Marocains qui ne trouvent pas leur place dans la société. Le forum de discussion est animé par les contributions des divers intervenants. Militants de l’association, homosexuels ou de simples sympathisants font les milliers de visiteurs du site. Selon les statistiques fournies par le site Internet de l’association, le nombre de personnes ayant visité le site depuis le premier janvier 2009 s’élève à 28.058 visiteurs.
L’association kifkif a lancé également un magazine électronique intitulé «Mitli» (homosexuel en arabe) qui offre plusieurs informations à propos de l’homosexualité au Maroc. À travers leurs divers moyens, les responsables de l’association condamnent vigoureusement le rejet et l’expulsion dont les homosexuels font l’objet au Maroc.
À partir de 2006, les volontaires de Kifkif ont commencé une lutte pour leur légalisation comme association au Maroc, mais toutes leurs tentatives ont été rejetées.
Par : Bachir HAJJAJ

Samir Bargachi : «Nous voulons que la société soit plus compréhensive»

Samir Bargachi, coordinateur général de l’association des homosexuels marocains, basée à Madrid, vient d’effectuer une visite au Maroc. Il explique les objectifs et les enjeux de son ONG.
ALM : Lors d’une récente visite au Maroc, vous avez exprimé le désir de l’association Kifkif de sortir de la clandestinité. Pourquoi aujourd’hui ?
Samir Bargachi : Nous ne sommes pas aussi pressés que cela. 2009 n’est pas une année sacrée pour nous. Nous savons que la loi marocaine interdit la constitution d’associations comme Kifkif, cette loi criminalise l’homosexualité. Mais la loi marocaine garantit le droit au rassemblement. Les homosexuels constituent en fin de compte une composante de la société marocaine. Nous ne sommes pas venus d’une autre planète. Les homosexuels sont finalement des enfants, des frères et des amis des citoyens marocains. Personnellement, je suis né dans une famille marocaine musulmane, à l’instar des autres citoyens. Seulement, nous ne sommes pas autorisés à nous organiser légalement dans le cadre d’un groupement. Nous voulons que notre société soit compréhensive à l’égard de notre existence. Nous savons que plusieurs obstacles se dressent devant nous. Il y a au Maroc un taux élevé d’analphabétisme, et nombre de citoyens ne connaissent pas encore leurs droits. Et ce qui est vrai de cette catégorie de citoyens, l’est également des homosexuels. Nous constatons que la loi marocaine cautionne la discrimination sur la base des pratiques privées. Les homosexuels marocains ne manifestent pas dans la rue. Nous ne sommes pas une ONG à scandales, comme certains le pensent. Il y a au Maroc des parties qui veulent donner une image déformée des homosexuels. Ils savent à l’avance que la loi n’est pas de notre côté, ils en profitent pour nous réprimer. Ils utilisent des arguments théologiques pour justifier leurs anathèmes, même s’il n’y a aucun consensus du point de vue du fiqh sur l’interdiction de l’homosexualité. Il y en a qui disent également que les homosexuels au Maroc sont le produit de la colonisation. Je leur réponds que la culture marocaine comporte autant d’évocations homosexuelles. Si les tenants de ces accusations ont le droit de dénoncer l’homosexualité, il y a un point qu’ils n’acceptent pas, en l’occurrence le dialogue. Nous croyons aux vertus du dialogue, mais ils ne veulent nous donner aucune possibilité de dialogue pour exprimer nos idées.
Quelles sont alors vos idées ?
Nous sommes un groupement de citoyennes et de citoyens marocains. Nous comptons parmi nous des musulmans, des juifs, des chrétiens, et des laïcs. Nous sommes unis dans le cadre d’un groupement pour susciter un débat d’idées. Nous souhaitons sensibiliser sur des sujets touchant à notre vie privée, en l’occurrence l’homosexualité. Nous ne faisons rien qui transgresse la loi. Nous rejetons l’accusation de déviation sexuelle que l’on nous colle, tout comme l’inculpation de vouloir faire dévier du droit chemin la jeunesse marocaine. Toutes nos activités restent des activités de sensibilisation et ne sortent pas du cadre juridique. J’insiste sur le fait que la loi marocaine garantit le droit au rassemblement. Le Maroc n’est pas un Etat policier. Voilà pour le volet juridique. Maintenant, il reste que la société n’est pas prête culturellement ni intellectuellement à soulever, de manière générale, la question de la sexualité. La sexualité reste un tabou au Maroc.
Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’être un répondant de l’internationale des homosexuels ?
Je précise que la participation aux activités des mouvements homosexuels internationaux ne s’inscrit pas dans notre agenda. Je précise, également, que nous ne recevons aucun soutien financier de la part de parties étrangères. Nous finançons nos activités par nos propres moyens.
Etes-vous optimistes quant à la reconnaissance de votre association au Maroc ?
Au départ, personne au Maroc ne pensait que la femme allait jouir des droits que lui garantit, actuellement, le Code de la famille. La femme marocaine bénéficie aujourd’hui du plus grand nombre de droits à l’échelle du monde arabe. Il n’était dans l’esprit de personne que la femme marocaine allait engranger autant de droits, au même titre que l’homme. Mais cela a été rendu possible grâce aux efforts déployés par la société civile, les grands pas positifs franchis par l’Etat marocain, le rôle des médias nationaux progressistes et ouverts. A l’appui de cette ouverture indéniable, je citerai également les droits culturels reconnus à l’amazighité, les droits civils octroyés aux chrétiens … Nous espérons qu’il en soit de même pour la question des homosexuels.
En réaction à vos récentes déclarations médiatiques au Maroc, la présidente de l’Association «Bayt Al Hikma», Khadija Rouissi, vous accuse d’avoir menti sur sa disposition supposée à programmer la question de l’homosexualité dans le cadre de ses activités. Avez-vous réellement menti sur cette question ?
Je précise qu’il n’y a aucun rapport entre Bayt Al Hikma et Kifkif. Certes, j’ai eu un entretien avec sa présidente Khadija Rouissi qui m’a reçu dans sa propre maison. Elle m’a assuré de sa position positive à l’égard de l’homosexualité. Je rappelle que Khadija Rouissi avait dénoncé, ouvertement lors d’une émission sur 2M au sujet des événements de Ksar El Kébir, le lynchage des victimes de ces événements. Son association avait, par ailleurs, lancé un appel pour le respect des libertés individuelles. Je l’ai rencontrée pour la remercier pour sa position courageuse. Pour le reste, nous n’avons conclu aucun accord au sujet de la programmation par Bayt Al Hikma d’activités sur l’homosexualité.
L’AMDH soutient-elle réellement votre action au Maroc ?
La position de l’AMDH sur l’homosexualité est la même que celle de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ratifiée par le Maroc. Cette Déclaration stipule clairement que l’orientation sexuelle de l’individu ne peut être un prétexte à la discrimination.
Par : M’Hamed Hamrouch (aujourdui le maroc)

Revuelo islamista contra la homosexualidad en Marruecos

afrol News, 6 de Marzo 2009


El reciente apoyo mostrado por la comunidad homosexual española a gays y lesbianas en Marruecos ha provocado un revuelo en grupos islámicos, que han dictado una fatwa contra la apología de la homosexualidad en Marruecos. Tras la reciente visita de una delegación de la Confederación Española COLEGAS de Lesbianas, Gays, Bisexuales y Transexuales a Marruecos, se ha producido una insidiosa manipulación mediática y social por parte de los islamistas y otros grupos inmovilistas produciéndose un insólito debate social.
La delegación de COLEGAS estuvo encabezada por Paco Ramírez, secretario de organización de COLEGAS, y Samir Bargachi, coordinador de Relaciones Internacionales de COLEGAS y presidente de la organización marroquí de gays y lesbianas KifKif (Iguales), y estuvieron estableciendo contactos directos con la sociedad civil marroquí y las autoridades diplomáticas españolas, a fin de presentar nuestra organización y coordinar acciones futuras.
COLEGAS mantuvo reuniones o contactos con representantes de la sociedad civil marroquí, a través de las organizaciones de derechos humanos y de prevención del VIH, así como instituciones españolas como la Embajada de España o el Instituto Cervantes.
"El mensaje que desde COLEGAS transmitimos fue siempre prudente y sensato, indicando que aunque los cambios están llegando con cuentagotas sí veíamos un tímido avance en la dirección adecuada de mayores libertades y derechos sociales. Nuestra labor se adecuaría en todo momento a la realidad marroquí para
evitar confrontaciones innecesarias con los islamistas, como ha ocurrido finalmente. Nuestro principal objetivo era tender puentes con la sociedad civil marroquí para eliminar prejuicios mutuos y trabajar temas como las libertades individuales y la prevención VIH", explicó Paco Ramírez, secretario de organización de COLEGAS, en una nota remitida a afrol News.
Durante la estancia, el diario marroquí “Assabah” de lengua árabe, le hizo una entrevista a Samir Bargachi como presidente de Kifkif, pero manipuló maliciosamente sus palabras, además de publicar fotos robadas del facebook de Samir que mostraban las reuniones mantenidas.
Todo ello ha supuesto un revuelo en los medios islámicos hasta el punto que el Consejo Superior de Ulemas de Marruecos ha dictado una fatwa (consejo religioso) contra la apología de la homosexualidad, en la que se cita que “el Estado Marroquí tiene que tener una política contra esta clase de desviaciones”. Todo ello ha supuesto una serie de amenazas e insultos hacia Samir Bargachi, incluso por parte de grupos islámicos e individuos particulares residentes en España, lo que ha sido denunciado ante la Delegación del Gobierno en Madrid.
Los islamistas también han utilizado la foto del Embajador de España, para atacar a España y Europa, a quienes culpabilizan de sufragar el lobby gay en Marruecos, que pretende acabar con la sociedad islámica de Marruecos dentro de la agenda antiislámica de Occidente.
La Confederación ha reiterado que desea ofrecer todo su apoyo a Samir Bargachi y a Kifkif en su lucha por obtener una igualdad legal y reconocimiento jurídico en Marruecos, tal como han hecho hasta el momento la Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) y Amnistía Internacional de Marruecos.
Además, COLEGAS iniciará a través de Facebook y Tuenti una campaña internacional con la que pedir la Abolición del Artículo 489 del Código Penal de Marruecos que criminaliza las relaciones homosexuales, además de solicitar la legalización de organizaciones LGTB en Marruecos como kifkif.

Homosexualité au Maroc : Polémique entre associations et islamistes

Ahmed Laanissi (GayMaroc.net) - Madrid

Le récent soutien manifesté par la communauté homosexuelle espagnole aux gay et lesbiennes du Maroc a donné lieu à une levée de bouclier de la part des groupes islamistes qui ont émis une fatwa contre la glorification de l'homosexualité au Maroc apprend t-on auprès de l'agence de presse « Afrol News ».

Une délégation de la Confédération espagnole des lesbiennes, gay, bisexuels et transsexuels « Colegas » dirigée par son secrétaire général Paco Ramirez a organisé une tournée au Maroc. Samir Bargachi, coordonnateur des relations internationales de Colegas et président de l'association Kif-Kif, qui défend les droits des lesbiennes, gay, bisexuels et transsexuels au Maroc était le guide de cette tournée. L'objectif était de prendre un contact direct avec la société civile marocaine en vue de l'organisation et la coordination au Maroc des actions futures des deux associations.

Au cours de leur séjour, les deux responsables ont eu des contacts et ont tenu des réunions avec des représentants des organisations marocaines de droits de l'Homme comme l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), dont ils ont rencontré la présidente Khadija Riadi. Ils ont également eu des contacts avec le Centre marocain des droits humains de même que les associations de lutte contre le sida (ALCS, AMJCS).

L'ambassadeur d'Espagne au Maroc, Luis Planas, qui les a reçu a, selon « Le Soir Échos », « insisté sur l'importance pour Colegas de respecter les lois et coutumes du pays et se montrer prudente dans ses différentes démarches ». La délégation s'est rendue aussi à l'Institut Cervantes où elle a été reçue par la directrice, Rosa Léon. Tout cela a entraîné un tollé dans les médias islamiques, au point que le Conseil supérieur des oulémas du Maroc a émis une fatwa (conseil religieux) contre la glorification de l'homosexualité, qui affirme que « l'État marocain doit disposer d'une politique de lutte contre ces genres de déviations ».

Le secrétaire général de Colegas a profité de cette occasion d'après « Afrol News » pour rappeler qu'il offrira le soutien nécessaire à Samir Bargachi et à son association dans leur lutte pour l'égalité et la reconnaissance juridique au Maroc, comme l'ont fait jusqu'à présent, l'AMDH et Amnesty International Maroc.

L'agence « Afrol News » nous apprend aussi que Colegas a initié une campagne internationale sur les sites web de réseaux sociaux Facebook et Tuenti pour exiger la suppression de l'article 489 du Code pénal marocain qui criminalise les relations homosexuelles.